Ségolène Royal , née Marie-Ségolène Royal le 22 septembre 1953 à Dakar au Sénégal, est une femme politique française. Membre du Parti socialiste, ancienne ministre, elle est présidente du conseil régional de Poitou-Charentes depuis avril 2004 et députée des Deux-Sèvres. Elle a été désignée candidate officielle du Parti socialiste pour l'élection présidentielle d'avril 2007 par le vote des militants du PS le 16 novembre 2006 et investie à la Mutualité le 26 novembre.
Biographie
Ségolène Royal, née le 22 septembre 1953 à Dakar au Sénégal (commune d'arrondissement de Ouakam), est la fille de Jacques Royal (1920 - 1981), ancien colonel d'artillerie devenu représentant de commerce et adjoint au maire de Chamagne (Vosges), lui-même fils du général Florian Royal (1891 - 1975), polytechnicien (X 1912), et de Hélène Dehaye, qui eurent huit enfants en neuf ans (Marie-Odette, Marie-Nicole, Gérard, Marie-Ségolène, Antoine, Paul, Henry et Sigisbert). À 19 ans, elle assigne son père en justice et gagne, car il refusait de divorcer et de verser une pension alimentaire à sa femme pour financer les études de ses enfants.
Elle est la compagne en union libre, depuis la fin des années 1970, de François Hollande, alors jeune magistrat de la Cour des comptes, rencontré à une soirée de l'École nationale d'administration (ENA). Il est depuis 1997 premier secrétaire du Parti socialiste. Ils ont eu quatre enfants : Thomas (1984) - qui s'occupe de la campagne sur le web de sa mère et du site segosphere.net -, Clémence (1985), Julien (1987) et Flora (1992).
Enfance
Ségolène est la quatrième de la fratrie des huit enfants de la famille, née le 22 septembre 1953 à Dakar au Sénégal. Sa famille habite en Martinique pendant trois ans au gré d'une mutation de son père militaire en 1960. Elle est alors scolarisée au pensionnat Saint-Joseph-de-Cluny à Fort-de-France. Par la suite, la famille Royal s'installera dans le village de Chamagne, près de Nancy.
Études
Elle effectue ses études primaires et secondaires à Charmes (Vosges), puis intègre le lycée privé Notre-Dame d'Épinal en 1968 et obtient le baccalauréat. Elle est jeune fille au pair à Dublin (Irlande) pendant l'été 1971. Après une licence de sciences économiques à l'Université de Nancy II, elle est diplômée de Sciences Po en 1978. Elle intègre ensuite l'École nationale d'administration, promotion Voltaire. Elle en sort en 1980 et elle choisira de venir faire son stage en Martinique en 1978. Elle choisit ensuite une affectation de magistrat au tribunal administratif de Paris. En 1994, elle passe le concours d'avocat au barreau de Paris tout en siégeant à l'Assemblée nationale et au conseil général des Deux-Sèvres, et entre au cabinet Teitgen.
Carrière politique
En 1978, elle adhère au Parti socialiste, à la section du 6e arrondissement de Paris. Remarquée avec François Hollande par Jacques Attali alors qu'elle est conseillère de tribunal administratif en disponibilité, elle devient de 1982 à 1988 chargée de mission au secrétariat général de la présidence de la République pour les questions de santé, d'environnement et de jeunesse
Elle a annoncé en 2006 qu'elle ne se représenterait pas au poste de députée. Le PS a investi Delphine Batho pour lui succéder.
Le 16 novembre 2006 elle a été désignée par 60,60 % des 178 000 militants socialistes comme candidate officielle du parti socialiste pour les présidentielles de 2007. Ses adversaires étaient Dominique Strauss-Kahn et Laurent Fabius.
Ministre de l'Environnement
Du 3 avril 1992 au 29 mars 1993, elle est ministre de l'Environnement du Gouvernement Bérégovoy. Durant son ministère, elle s'attache aux questions du traitement et du recyclage des déchets, des nuisances visuelles et sonores et aux problèmes liés à l'eau. Elle fait voter une loi sur le traitement et le recyclage des déchets (loi de juillet 1992), avec un soutien aux technologies innovantes pour le traitement et la collecte des déchets.
Contre les nuisances, elle fait voter une loi de lutte contre le bruit (loi-cadre de décembre 1992) avec la prévention du bruit des transports, dans les bâtiments publics (les cantines scolaires par exemple), les lieux de travail, etc. Elle fait ensuite voter une loi sur la « reconquête des paysages » (loi de janvier 1993), suivie de la labellisation de cent paysages et de leurs produits (opération « Sauvons nos paysages, savourons leurs produits »).
Elle s'attache aux problèmes liés à l'eau en travaillant à l'application de la loi sur l'eau votée peu de temps avant sa prise de fonction, à l'initiative de son prédécesseur, Brice Lalonde : création d'une Direction de l'eau au sein du ministère, lancement des schémas directeurs d'aménagement et de gestion des eaux (SDAGE), augmentation du budget des agences de l'eau, réforme de la police des eaux (coordination internationale de la gestion de l'eau).
Elle accoucha de son quatrième enfant, Flora, alors qu'elle était ministre. C'était la première fois qu'une ministre en France accouchait pendant son mandat.
Ministre déléguée à l'Enseignement scolaire
Du 4 juin 1997 au 27 mars 2000, elle est ministre déléguée à l'Enseignement scolaire du Gouvernement Jospin auprès du ministre de l'Éducation nationale Claude Allègre. Elle abandonne alors son mandat de député qu'elle reconquiert en juin 2002. Durant son mandat, elle s'attache à l'aide aux enfants défavorisés ou en difficultés scolaires avec la relance des zones d'éducation prioritaire, la création de fonds sociaux pour les élèves (comme le fonds social pour les cantines scolaires), la création des heures de soutien scolaire ou encore la création des classes et des premiers internats-relais. Elle lance aussi des initiatives telles que le contrat éducatif local et les itinéraires de découverte au collège.
En matière de sécurité, elle s'attache à la défense des droits de l'enfant et à la lutte contre la violence à l'école (loi de juin 1998 relative à la prévention et à la répression des infractions sexuelles ainsi qu'à la protection des mineurs) . Elle fait voter également la loi de juin 1998 contre le bizutage et soutient des campagnes de sensibilisation contre le racket. Enfin, dans le domaine de la santé, elle s'attache à la revalorisation du rôle des infirmières scolaires et rend disponible gratuitement la pilule du lendemain dans les lycées.
En pointe dans le domaine de la lutte contre la pédophilie, elle signe en 1997 une circulaire contre les violences sexuelles, à laquelle son nom restera attaché. Ce texte rappelle l'obligation légale faite à toute personne de signaler aux autorités judiciaires tout crime ou délit dont elle aurait eu connaissance.
Ministre déléguée à la Famille et à l'Enfance
Du 27 mars 2000 au 27 mars 2001, elle est ministre déléguée à la Famille et à l'Enfance du Gouvernement Jospin auprès de la ministre de l'Emploi et de la Solidarité, brièvement Martine Aubry puis Élisabeth Guigou.
Ensuite, du 28 mars 2001 au 5 mai 2002, elle est ministre déléguée à la Famille, à l'Enfance et aux Personnes handicapées du Gouvernement Jospin auprès de la ministre de l'Emploi et de la Solidarité Élisabeth Guigou. C'est à ce poste qu'elle se fit connaître du grand public notamment par sa réforme de la loi sur l'autorité parentale.
Députée de la 2e circonscription des Deux-Sèvres
Depuis le 18 juin 2002, elle est députée de la 2e circonscription des Deux-Sèvres ; elle l'avait déjà été à 3 reprises auparavant. Elle a aussi présenté deux propositions de loi : l'une portant sur « la prévention des violences faites aux femmes », l'autre sur « la lutte contre l’utilisation marchande et dégradante du corps humain dans la publicité ».
Présidente du conseil régional de Poitou-Charentes
En mars 2004, elle remporte la présidence de la région Poitou-Charentes face à son prédécesseur Élisabeth Morin (UMP).
Ségolène Royal fait de l'éducation une de ses priorités (la région, comme d'autres en France, consacre près de la moitié de son budget à la formation, l'apprentissage, l'éducation et l'enseignement supérieur).
La région Poitou-Charentes a moins augmenté les impôts en 2005 que la moyenne nationale (+14,5 % pour une moyenne nationale de +21 %) et stabilise également la dette publique (augmentation inférieure à 2 % en 2006) qui n'avait cessé de croître depuis 2001.
En matière économique, la région met en place une charte d'engagements réciproques qui engage les entreprises touchant des aides de la région à ne pas délocaliser, à ne pas licencier (si elles font des bénéfices) et à respecter la loi en matière d'environnement. En 2005, les 182 chartes signées ont créé 832 emplois et permis 1415 formations. Elle soutient les programmes de recherche appliquée (10 millions d'euros) et utilise les commandes publiques pour soutenir des « productions locales d'excellence » (comme les installations pour les énergies renouvelables). Elle met en place les « bourses tremplins » pour l'emploi qui ont participé à la création de 2000 entreprises (dont la moitié pour les jeunes) et les « emplois tremplins » pour les jeunes qui en deux ans ont créé 2900 emplois (dont 1560 dans le secteur associatif). Elle favorise l'accompagnement des salariés licenciés par la création d'une plate-forme de conversion à Châtellerault et le développement des « comités de bassins d'emploi ». Elle accorde également des aides pour les projets de reprise d'entreprises par les salariés ou un repreneur. Enfin, elle met en place une aide pour les jeunes agriculteurs (35 installations aidées en 2005) et à la production agricole de qualité et respectueuse de l'environnement (687 exploitations ont bénéficié des Contrats régionaux d'exploitation en 2005).
En matière de santé, la région créé un fonds social régional pour assurer la gratuité d'accès à la contraception pour les jeunes filles des lycées professionnels et des centres de formation des apprentis de Poitou-Charentes.
Enfin, en matière d'infrastructure et de technologie, la région soutient, dans la continuité de ses prédécesseurs, le développement des TER (achat de 27 nouveaux trains Bombardier pour 100 millions d'euros), crée l'opération « TER à un euro » et défend les lignes de trains Corail menacées de fermeture. Via Arantis la région équipe 500 petites communes en ordinateurs reliés à Internet et propose une aide à la création de sites Internet pour les entreprises et les agriculteurs de la Région.
Mandats et fonctions
Fonctions ministérielles
- Ministre :
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- 3 avril 1992 au 29 mars 1993 : ministre de l'Environnement du Gouvernement Bérégovoy
- Ministre déléguée :
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- 4 juin 1997 au 27 mars 2000 : ministre déléguée à l'Enseignement scolaire du Gouvernement Jospin auprès du ministre de l'Éducation Nationale Claude Allègre
- 27 mars 2000 au 27 mars 2001 : ministre déléguée à la Famille et à l'Enfance du Gouvernement Jospin auprès de la ministre de l'Emploi et de la Solidarité, brièvement Martine Aubry puis Elisabeth Guigou
- 28 mars 2001 au 5 mai 2002 : ministre déléguée à la Famille, à l'Enfance et aux Personnes handicapées du Gouvernement Jospin auprès de la ministre de l'Emploi et de la Solidarité Elisabeth Guigou
Mandats politiques nationaux
- Députée :
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- 13 juin 1988 au 2 mai 1992 : députée des Deux-Sèvres (démissionne pour entrer dans le gouvernement Bérégovoy)
- 2 avril 1993 au 21 avril 1997 : députée des Deux-Sèvres
- 1er juin 1997 au 4 juillet 1997 : députée des Deux-Sèvres (démissionne pour entrer dans le gouvernement Jospin)
- juin 2002 - en cours : députée de la 2e circonscription des Deux-Sèvres (élue au 2e tour)
Mandats politiques locaux
- Au conseil régional :
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- 23 mars 1992 au 3 avril 1992 : conseillère régionale de Poitou-Charentes (démissionne pour entrer dans le gouvernement Bérégovoy)
- 2 avril 2004 - en cours : présidente du conseil régional de Poitou-Charentes
- Au conseil général :
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- 2 avril 1992 au 23 mars 1998 : conseillère générale des Deux-Sèvres
- Au conseil municipal :
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- 1983-1986 : conseillère municipale de Trouville-sur-Mer (Calvados).
- 13 mars 1989 au 18 juin 1995 : conseillère municipale de Melle (Deux-Sèvres)
- 18 juin 1995 au 18 mars 2001 : conseillère municipale de Niort (Deux-Sèvres)
- 1983-1986 : conseillère municipale de Trouville-sur-Mer (Calvados).
- Autres :
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- 2004-2006 : présidente du syndicat mixte du Parc naturel régional du Marais poitevin
Actuellement
- Députée de la 2e circonscription des Deux-Sèvres
- Présidente du Conseil régional de Poitou-Charentes
- Candidate du Parti socialiste à la présidence de la République française.
Présidentielle de 2007
En 2006, le parti socialiste organise des élections primaires pour choisir un candidat à l'élection présidentielle française de 2007. Ségolène Royal déclare sa candidature, tout comme Laurent Fabius et Dominique Strauss-Kahn. Plusieurs sondages menés au début de l'année 2006 indiquaient qu'elle pouvait remporter cette investiture, ainsi que l'élection présidentielle. Finalement, Ségolène Royal a obtenu 60,60% des voix contre 20,81% pour Dominique Strauss-Kahn et 18,59% pour Laurent Fabius. La participation a été de 82,03%, soit 178 000 votants pour près de 218 000 militants inscrits.
Positionnement politique
Après une période d'écoute qu'elle qualifie de « diagnostic partagé », Ségolène Royal commence à exposer plus précisément ses prises de positions à partir du printemps 2006. Le 11 Février 2007, elle exposera son programme de manière plus complète lors d'un grand meeting à Villepinte.
FEMMES
Elle veut faire de la défense des femmes sa première priorité et déclare ainsi que « La première loi qui sera déposée sur le bureau de l'assemblée nationale si je suis élue sera une loi contre la violence faite aux femmes ».
- - Abrogation du Contrat nouvelles embauches (CNE), le CDI "doit redevenir la norme".
- - Modulation des cotisations patronales en fonction des embauches, pour favoriser le recrutement de salariés peu qualifiés, des chômeurs de longue durée ou des salariés âgés
- - Conditionner les aides publiques à des engagements sur les salaires et sur l'emploi, supprimer les aides publiques aux entreprises qui délocalisent alors qu'elles font des bénéfices
- - Modulation de l'impôt sur les sociétés selon que les bénéfices sont réinvestis ou distribués
- - Création d'un "revenu de solidarité active" pour favoriser le passage du RMI vers l'emploi. L'idée consiste à regrouper au sein d'un même mécanisme toutes les prestations sociales pour que "nul ne travaille à perte"
- - Création de "contrats-relais" pour les salariés licenciés, comprenant une rémunération, un bilan de compétences, une formation et une "aide active à la recherche d'emploi"
VIE CHERE
- - Création d'un nouvel indice des prix, "remettre de la vérité dans le calcul de la hausse des prix"
- - Donner un "signal fort" sur le Smic et un "coup de pouce sérieux" aux petits retraités
- - Conférence salariale pour "conforter tous les salariés"
JEUNESSE
- - Mettre en place un "droit au premier emploi" pour fournir une formation rémunérée ou un emploi à tout jeune qualifié ou diplômé au chômage depuis six mois.
- - Créer des "bourses tremplins" allant jusqu'à 10.000 euros pour les jeunes créateurs d'entreprise.
- - "Allocation d'autonomie du jeune adulte" d'un montant non précisé et comportant une contrepartie (soutien scolaire, etc.).
- - Service civil volontaire en lien avec les associations.
- - Création d'une "carte santé jeunes" permettant des consultations médicales gratuites.
- - Construction de logements pour les jeunes travailleurs et les étudiants.
- - Financement du permis de conduire pour les nouveaux titulaires de CAP.
- - Contraception gratuite pour les jeunes filles jusqu'à 25 ans
EDUCATION
- - Investissements "massifs" dans l'Education nationale
- - "Desserrer les contraintes" de la carte scolaire
- - Service public de la petite enfance pour scolariser tous les enfants dès l'âge de trois ans
- - Expérimenter la présence d'un deuxième adulte dans les classes "dont les professeurs en ressentent le besoin", notamment pour faire respecter la discipline
- - Réduire le nombre d'élèves dans les classes de CP et CE1, alléger le nombre de professeurs en classe de sixième
- - Généraliser le soutien scolaire gratuit, les études gratuites après la classe et créer des "internats relais" pour les élèves les plus en difficulté
LOGEMENT
- - Transférer aux collectivités locales le droit de réquisitions-préemptions après deux années de vacance.
- - L'Etat se substituera aux impayés provisoires de loyers quand ils correspondent à un "accident de l'emploi"
- - Aider l'accession à la propriété des foyers modestes payant régulièrement leurs loyers depuis dix ans
- - Créer un service public de la caution
- - Une place d'hébergement d'urgence de SDF par millier d'habitants
- - Construction de 120.000 logements sociaux par an
- - L'Etat se substituera aux communes ne construisant pas 20% de logements sociaux
- - Diviser par deux le prix à la vente des terrains et bâtiments de l'Etat pour les communes qui veulent y construire des logements sociaux
ENVIRONNEMENT
- - Nomination d'un vice-premier ministre responsable du développement durable.
- - Fiscalité écologique "pour intégrer dans le prix des produits et des services l'impact sur l'environnement", inciter à l'achat de véhicules et matériaux "propres".
- - Conditionner la délivrance des permis de construire à l'intégration des normes environnementales dans les bâtiments.
- - Atteindre une part de 15% d'énergie d'origine renouvelable dans la production d'ici 2012, 20% en 2020.
- - Réduire progressivement la part du nucléaire pour atteindre 50% en 2020, réflexion sur la fermeture de centrales nucléaires "les plus anciennes et les plus dangereuses".
- - Réforme de la loi sur l'eau avec intégration du principe "pollueur payeur"
- - Transcription de la directive européenne sur les OGM et moratoire sur les cultures OGM commerciales.
EUROPE
- - Nouveau référendum en France en 2009 sur la Constitution rejetée en 2005.
- - Ajouter un "volet social" à la Constitution, "dont il reste à discuter le statut".
- - Ouvrir un débat sur la réforme du Pacte de stabilité, réorienter la politique de la BCE "sur la croissance et le progrès social"
- - Création d'un "salaire minimum" à l'échelle de l'Union
- - Son opinion sur l'entrée de la Turquie dans l'UE sera "celle des Français".
- - Lancer un programme de grands investissements pour "faire l'Europe par la preuve".
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