MEETING DEPARTEMENTAL A ELANCOURT AU PRISME (13 février 2007)
P. Malivet (premier secrétaire départemental) ouvre la réunion en précisant que celle-ci est la plus importante dans les Yvelines depuis 20 ans. Il salue l’alliance politique entre radicaux et MRC. Il regrette, ensuite, les contrastes territoriaux qui caractérisent les Yvelines et s’appuie sur la réduction des effectifs de l’usine Flin. Il souligne le courage des maires de gauche face à cette réalité et dénonce l’échec de la politique menée contre la fracture sociale depuis 1995 et qui se marque par la nécessité de sortir du département pour trouver un logement. Malgré ces inégalités, le Conseil général se contente d’effets d’annonce alors que la politique de Sarkozy creuse les inégalités. S. Royal, quant à elle, veut une France plus juste et plus solidaire. Ses propositions sont à défendre auprès des citoyens et, début mars, la fédération mettra une caravane à disposition des militants pour sillonner le département. L’objectif est, en effet, de gagner la présidentielle puis plusieurs circonscriptions et villes.
J-P. Huchon (président du Conseil régional) insiste sur le succès du meeting de Villepinte qui a regroupé 15000 personnes, dont un grand nombre n’était pas militant. Cela en de la société française à une plus grande justice, à laquelle les propositions de S. Royal répondent (négociation salariale, hausse du SMIC, allocation autonomie, priorité à l’éducation et à la recherche, augmentation des petites retraites), tout en s’assurant de la maîtrise de
C. Tasca (sénatrice des Yvelines) considère que le meeting de Villepinte marque un tournant décisif. Elle montre que les militants des Yvelines ont une bonne connaissance de la droite à partir de l’exemple de l’ancien député-maire d’Elancourt qui est favorable au rétablissement de la peine de mort, au désengagement de l’Etat et qui empêche l’opposition de s’exprimer. Elle souligne le rejet d’une telle politique, la volonté d’un vrai changement et le soutien à S. Royal. C’est une campagne de l’espoir qui s’ouvre et qui vise à battre N. Sarkozy et la politique menée par ce dernier. La victoire est au bout du chemin pour plusieurs raisons : la force du rassemblement, la force du projet et des débats participatifs, la force de la personnalité de S. Royal et de son lien avec le pays réel. Ce sont les Français, et non les médias, qui décideront du sort de l’élection. En conclusion, l’oratrice reprend l’une des formules favorites de S. Royal « avec vous ».
F. Garay (maire des Mureaux) intervient de manière brève pour insister sur la nécessité de prendre en compte les leçons de 2002. Un candidat de gauche doit être présent au second tour et son souhait va à l’affrontement d’une femme de gauche (en l’occurrence S. Royal) avec un autre candidat de droite. Il appelle donc au vote en faveur de S. Royal.
S. Otokoré (candidate de la onzième circonscription) se félicite du rassemblement et rejette la droite qui développe la concurrence entre les individus. Pour elle, la gauche pense en termes de solidarité territoriale. Elle en profite pour rappeler le projet. Concernant sa propre candidature aux législatives, elle indique son enracinement dans la république et le fait que sa légitimité ne vient pas du fait qu’elle est une femme noire. Elle refuse le communautarisme et l’uniformité de l’Assemblée nationale. Elle prône une France fondée sur les valeurs du « vivre ensemble ».
J-P. Chevènement salue le meeting de Villepinte, un tournant. Il souligne l’émotion suscitée par le pacte présidentiel et le courage de S. Royal qui a présenté une feuille de route claire. Sa vision de la France est cohérente, contrairement aux contradictions de N. Sarkozy. Ce dernier, représentant français du capitalisme mondialisé, mène une politique qu’il faut combattre. S. Royal représente une chance car elle incarne le renouvellement et un nouveau visage. Elle a une vision exigeante du pays et une approche optimiste de l’Europe à travers le co-développement qu’elle défend. Il adhère pleinement à sa vision de la politique étrangère (relations à la Russie, à la Chine, aux Etats-Unis) et appelle à un vaste rassemblement populaire autour d’elle.
J-M. Baylet (président du parti radical) souligne, à son tour, que Villepinte incarne l’enthousiasme et le désir de victoire. Il se félicite des 100 propositions et du slogan l’ »ordre juste » qui se décline dans de nombreux domaines (le travail, la solidarité, la fiscalité, l’Europe, les régions). Les débats participatifs ont constitué un moment d’échanges. Il affirme que le scrutin présidentiel est déterminant pour l’avenir. Le problème du chiffrage est à écarter car c’est un projet généreux et parce que la droite n’a pas de leçon à donner en termes de gestion (augmentation de la dette, par exemple). Il achève son intervention par une satisfaction face au rassemblement politique avec les socialistes et le MRC avant de célébrer la laïcité.
F. Hollande (premier secrétaire du Parti socialiste) commence son discours par une aspiration : ce meeting marque le début de la campagne législative et les Yvelines ne doivent pas échapper à l’alternance politique. Il souligne le respect de la parité pour 2007 et la nécessité de



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